Te souviens-tu papa … de nos Noëls d’autrefois?

Quand, tous les deux, nous allions dans le bois
 respirer à plein poumons l’odeur du cèdre et du pin
avant de repérer le plus magnifique des sapins
pour le ramener à la maison
et le décorer pour la journée la plus belle

La fête de Noël.

Te dire la joie et la fierté que je ressentais papa
quand dans tes empreintes de raquettes je marchais
pour ne pas enfoncer dans ce tapis blanc si épais
Ce que je pouvais aimer te suivre papa
pour  t’aider à trainer ce sapin qui deviendrait le «Roi du salon»
pour le temps des fêtes, comme partout ailleurs dans les maisons.
Que de beaux et tendres souvenirs je conserve de tout ça!

Te souviens-tu Papa…?

À notre retour à la maison…
Ce que ça pouvait sentir bon !
Les alléchantes odeurs de la cuisine de maman
ses beignes, ses tartes à la farlouche et au sirop d’érable
et de tous ces autres délices de la table …
Comment résister à la tentation de ces mets savoureux. ?
Maman, toujours désireuse de rendre les siens heureux,
chantonnait des cantiques de Noël tout en cuisinant.
Tous les deux, vous nous avez tant donné!
Vous nous avez offert le plus précieux des présents
Celui que rien ne peut acheter,

L’amour inconditionnel d’un parent pour son enfant!

Oh Sainte Nuit!
 Le soir de la Messe de Minuit…

Il arrivait parfois qu’une douce neige tombait
Au loin, le son des clochettes des carrioles résonnait
Alors que tout reposait en paix…
À l’église, bien longues me semblaient les célébrations!
Mon esprit était souvent bien vagabond…
J’avais bien trop hâte au réveillon…
de revoir la table qu’avant de partir maman avait décorée
et de savourer les bons plats qu’elle avait cuisinés …
pour cette nuit de Noël enchantée. 

Te souviens-tu papa …

De mes jeunes années où, assise sur tes genoux,
j’aimais bien me faire bercer
Alors, avec toi, tu me demandais de chanter
et parfois aussi des histoires tu me racontais….
Pendant que dans ma tête plein de belles images défilaient…

Te souviens-tu papa …

De nos célébrations du Jour de l’An? 
Comme nous étions fébriles, nous les enfants, de découvrir  
sous l’arbre nos étrennes et surtout, bien impatients de les ouvrir.
Mais avant, en tant qu’aînée, pour respecter la tradition,
il me fallait te demander ta paternelle bénédiction
C’était pour nous tous, le moment d’ une bien grande émotion…

Sur le parvis de l’église, après avoir assister à la grand’ messe
Tous les gens s’embrassaient et lançaient des invitations
pour que chez-eux, se poursuivent les célébrations.

Chacun s’en retournait chez-soi et après le dîner,
des oncles et des tantes, il fallait aussi faire la tournée
Pour échanger avec eux les traditionnels vœux de Bonne Année!

Cher papa, même si parfois, à la fin de la journée
tu avais un p’tit verre dans le nez,
c’était juste assez pour faire la fête et rigoler.
Tu n’as jamais posé un seul geste déplacé.

Oui papa… je sais que tu te souviens!

De nos joies, de nos bonheurs d’enfants…
de tous ces heureux moments de nos Noël d’antan…
de ces mémorables célébrations du Jour de l’An…
de tous ces instants inoubliables
qui font qu’aujourd’hui,
pour moi, il n’y a pas de plaisir comparable…
Quand arrive le Temps des Fêtes,
la nostalgie s’empare de mon esprit
et je n’ai plus le cœur à la Fête…
Je regarde le ciel et je te cherche par une belle nuit étoilée
Comme je cherche aussi tous ceux qui nous ont quittés…
Où que tu sois  papa, je sais que tu veilles sur nous… sur moi.
Que tu prends soin de nous… de moi.
Au matin de chaque Nouvel An,
bien que tu nous aies quittés depuis maintenant 34 ans,
je respecte encore la tradition
et au nom de tous tes descendants,
je te demande ta paternelle bénédiction
et j’implore, pour chacun de nous, ta protection.
Cher papa, souviens-toi que je t’aime toujours!

Charlotte
(06/12//2013)

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