À tous les vents

Sous les sous–bois d’aubépine,
Mon coeur se languit de ton amour,
Au lointain le doux chant du troubadour,
Résonne tout à coup au son d’une mandoline.

Tantôt langoureux et mélancolique,
Tantôt amoureux et rayonnant.
Mon esprit s’éveille à ces airs mélodiques.
Comme une goutte de rosée qui brille au soleil du levant.

Une voix connue et chère résonne dans le lointain
Le vent si pur et si calme ramène son écho vers moi,
Le ciel par-dessus les toits berce ce gai refrain,
Et mon cœur palpite dans la paix et dans la joie.

Rien n’est meilleur à mon âme que le chant du gai ruisseau,
Coulant à travers les prairies et bouillonnant à l’aventure,
Dans de petites rigoles obstruées par les pierres dures,
Au son du roucoulement des huards et des tourtereaux.

À cette musique de tendresse et de rêve,
Juin étale toute sa beauté et ses dièses,
Une fine vapeur blanche monte sur le sol dans la clairière,
Le jour poursuit sa course déployant toute sa lumière.

Comme une étoile perchée là-haut,
Je sens vibrer en moi toutes les émotions,
Je suis comme un navire en détresse sur l’eau,
Au bon vent des tempêtes et de ses convulsions.

La nuit étale son long voile sous un plafond de brume,
Je vois ma pâle étoile avec ses grands yeux clairs,
Entre deux firmaments, qui se flirte un chemin solitaire,
Par-dessus les toits enrobée dans un rayon de lune.

Je rends grâce au divin,
Pour toute cette splendeur,
Je poursuis mon chemin,
Avec joie et bonheur.

                                                                                                           Hajem avril 2010

 

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