Ma douce Suzette

Sous un ciel bleu pur et sans nuage.
Tu t’es installée dans la maison d’à côté,
Dans ce patelin grisant et sauvage,
Alors que les semailles étaient avancées.

Sur l’étroite route poussiéreuse,
Je t’aperçue un soir à la brunante.
Revêtue d’une robe éclatante,
Écoutant de loin, ta douce voix mélodieuse.

Tes cheveux couleur d’ambre et d’or,
Sautaient sur tes épaules dans le vent du nord.
Et dans le bleu de ton regard étoilé,
On pouvait y voir une lumière s’y refléter.

Nous prenions plaisir à patauger,
Dans l’eau du ruisseau jaseur.
Y trempant les pieds pendant des heures,
En ramassant de jolis cailloux usés.

Tu me transmettais tes joies et tes bonheurs.
Nous partagions nos espoirs et nos malheurs.
Ton amitié me donnait du courage pour continuer,
Sans doute avec des ailes tu étais née.

L’enthousiasme de ton cœur enflammé,
Tes mots pleins de chaleur et de bonté.
Jetaient de l’or sur mes jours ensoleillés,
Jusqu’au temps où la vie nous a séparés.

Dans l’ombre du crépuscule j’aime bien regarder,
Dans un cadre accroché sur  les murs de ma chambre,
Ta silhouette gracieuse et tendre,
Qui dans mon cœur restera toujours gravée.

Aujourd’hui une étoile au plus profond du ciel bleuté
Me rappelle des souvenirs  lointains et gais,
Et sur l’immense toile de la voie lactée,
Je te vois, avec ton sourire, t’y promener.

Sentinelle de bonheur,
Au fond de mon cœur,
J’entends ta voix sans haine,
Consolant mes joies et mes peines.

Une parcelle de ma vie,
Avec toi s’est endormie,
Repose en paix petite chérie,
Et viens illuminer mes ciels gris.

                                                                             Hajem 8 (mars 2008à Suzanne)

Retour
Accueil

Création©Chezlu 2009
Tous droits réservés