Ma maison paternelle

Ma maison lambrissée de bois gris,
Se dresse là-bas dans la clairière,
Entourée de sapins drus et fournis,
Où coule une jolie rivière.

Son toit pointu recouvert de lattes goudronnées,
Sa longue cheminée de briques marbrées,
Nous dénotent un brin de gaieté,
Et la chaleur d’un merveilleux foyer.

Ses lucarnes en accent circonflexe,
Laissent entrer d’étranges silhouettes,
Ses volets verts plantés dans leurs charnières,
Nous protègent des surplus de lumière.

Ses quatre murs solides ornés de fenêtres à carreaux,
Projettent sur les planchers de minces faisceaux,
Sa large galerie qui en fait le tour,
Est témoin de nos jeux et nous tient à l’abri des mauvais jours.

Dans chaque coin un vieux tonneau,
Où l’on recueille l’eau de pluie,
Pour arroser les légumes et les fruits,
Dans le potager quand il fait beau.

Une longue vigne s’accroche aux bardeaux,
Jusque sous les soliveaux.
Où une nichée d’étourneaux,
S’y installe tous les étés, bien au chaud.

Dans la salle à manger un gros bahut fermé à clé,
Rempli de photos et de sucreries.
Sur le mur tapissé de couleurs et de féeries,
Tictaque une vieille pendule usée.

Le soir près de la bougie allumée
La famille se réunit pour prier et se récréer,
Avant d’aller se reposer,
Dans nos petits lits de paille bourrés.

De ma fenêtre les yeux mi-clos,
Je regarde les branches chargées de bourgeons,
Et je repense à mon enfance,
Le cœur léger et plein de reconnaissance.

                                                                                                 Hajem8 mars 2007
 

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