La mer

 La brunante noircit les vastes horizons,
Un voilier glisse et creuse de profonds sillons,
Au bourdonnement du vent dans les voiles blanches,
Le capitaine à la barre, gouverne avec force et aisance.

Au large les vagues se succèdent et claquent sur les falaises,
En se laissant mourir dans les anses sauvages.
À perte de vue des larmes azurées de rose vitrail,
Se dessinent à l’infini dans le ciel et jusqu’au rivage.

Sur le lit sablonneux et ténébreux de la mer,
Les baleines et les requins chassent sans fin,
Près des golfes larges, enfouis dans les fonds salins,
Des centaines de petits poissons cachés près des coraux verts.

La grisaille du matin s’est accentuée,
Une brise embaumée caresse leurs visages,
Tous sur le pont scrutant cette immuable immensité,
Les matelots hissent les mâts et les cordages.

La mer se gonfle comme un ballon géant,
Il n’y a plus de terre ni de récifs apparents,
On n’entend plus qu’un long gémissement,
Des flots soulevés par la force du vent.

Jours et nuits le voyage se poursuit,
Les pâles rayons du soleil annoncent enfin l’accalmie,
On admire cette grande nappe bleutée.
À l’aube le bateau accostera près des quais.

Les hommes circulent près des hangars.
S’activant tout autour, à la lueur du vieux phare.
Sur l’entrepont les marchandises étalées,
Attendent les longs treuils décharnés.

Sur la grève les mouettes frétillent déchaînées
En attendant leurs repas de la journée.
Des écumes enneigées aux reflets argentés,
Se meurent sur la rive, à la hauteur des marées.

O abruptes montagnes où flottent des brumes ouatées.
Douce étoile ensoleillée qui guide les bateliers,
Restez toujours dans ce beau ciel illuminé,
Donnant espoir, force, courage et sérénité.

                                                    Hajem8  nov 2008
 

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