Un oasis de bonheur

Bien assis là-haut sur la butte mon chalet fier et coquet,
Domine le spacieux lac au soleil levant,
Isolé et à demi-caché parmi les arbres douillets,
Lambrissé de bois et souvent hanté dans la demie-obscurité.

Alentours l’air regorge de senteurs de pins et d’épinettes,
En harmonie avec des relents de nénuphars et de marécages.
Les grenouilles et les castors font des clapotis et des chants romanesques,
Tout près du grand quai de bois qui se balance à la chaîne d’ancrage.

Pendant les mois d’été avec tous mes enfants on y passe de longues vacances,
Les grands feux à ciel ouvert là où tous les jeunes s’entassent avec confiance,
À regarder danser les flammes qui s’étiolent peu à peu dans le calme de la nuit,
Tout en y grignotant quelques friandises qui comblent leur appétit.

La petite rivière qui y coule à quelques arpents fourmille de grenouilles et de truites,
Les gamins y prennent un plaisir fou à en remplir leur panier, empêchant ainsi leur fuite  
On les rapporte rayonnant de joie et de soupirs,          
Attendant les grands plats qui sauront les assouvir, 

À l’intérieur une ancienne lampe à l’huile que l’on frotte et astique,
Repose bien blottie sur la vieille armoire au fond du couloir.
Des lits superposés disposés en rangées servent de dortoir,
Où tous les liens solides au fond de leur mémoire deviennent magiques.

À la levée du jour le vieux poêle ronronne au fond du boudoir
Diffusant des odeurs de café et de pain grillé.
La vieille berçante aux miraculeux pouvoirs, 
Attend avec impatience les premiers levés.

Le majestueux sapin enraciné près du grand lac argenté,
Ballote un grand câble bien fixé à son sommet,
Garçons et fillettes se cramponnent aux sons des bruits des feux-follets,
Sous les ébats amusés des regards indiscrets.

Les grands rassemblement de parents et d’amis ajoutent à la féerie.
Ces doux sentiments de paix, de sécurité et de rêverie,
Fleurissent en sillages de bonheur et de griseries,
En oubliant au fond de nos cœurs tous nos soucis.

Les rires et des chants s’étiolent au fil des ans,
Mais les souvenirs viennent garnir leurs fantasmes d’enfant,
Rappelant à tous qu’une larme un chagrin ou une peur,
Avec l’amour, tout peut renaître au levier de nos cœurs

.                                                                                                                           Hajem8 nov 2011

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