Ma poulette Mimi.

La nature avait repris son charme de printemps,
Dans la basse-cour ma poulette rousse se dandinait,
Dans son  manteau de duvet,
Avec ses poussins et ses coquelets.

Dès l’aurore, on l’entendait chanter ses notes de gaieté,
En plongeant son bec dans les touffes d’herbe et de rosée.
À la recherche d’insectes et de vers bien cachés,
Sous les nids de motte et de verdure parfumée.

Elle gloussait pour appeler ses enfants près de la plage,
Pour leur montrer, comment empiler dans leur gésier,
De petites graines de sable pour les aider à digérer.
Tout en faisant l’œil doux aux coqs du voisinage.

À l’ombre des bosquets et des sentiers de fleurs nouvelles.
Elle fredonnait de jolies ritournelles.
Parfois elle se posait à l’ombre sur mon épaule,
En picorant dans ma main les graines dont elle raffole.

 Près du moulin dans le verger on les voit se dandiner,
Tout le jour sans se soucier du danger.
Les petites boules de plume jacassent et sautent sur un pied,
La poulette les rappelle sous son aile où ils vont se réfugier.

La nuit tombe déjà sur la campagne, comme une cendre ouatée,
Enveloppée de gris bleu entre deux firmaments.
Le coq avec sa voix forte donne un avertissement,             
Pour ramener au nid toute la gente ailée.

Une porte tout à coup s'ouvre bruyante et noire,
Ils entrent comme des fous pour crier leur désespoir,
Sans se soucier du péril, le renard avide caché dans le noir,
A croqué le plus faible tout près de l’abreuvoir.

Un fermier à fière allure a abattu le fauve ravageur,
La mère affolée et ses petits n’auront plus peur.
Dormez mes anges, pour que la paix règne sous le zéphir,
Dans la clarté de la lune qui calme vos soupirs.

Les pelouses portent la rosée de la nuit effeuillée,
Les premiers feux du soleil montent au-dessus des murs de pierre.
Moi je rêve souvent en songeant à ma poulette douce et fière,
Qui a mérité le titre de la meilleure pondeuse du poulailler. 

Tout le jour les poules causent et chantent la joie,
Elles rassemblent leurs petits dans le sous-bois,
Près de l'étang où ils se mirent,
Dans la nature où tout n'est que rire et sourire.

                                                                                                                    Hajem8  mars 2011

                                                   

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