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Rêves d’antan


Il fait grand nuit, je suis seule assise au coin du feu,
Le vent gronde et sanglote contre les murs de ma maison.
Je rêve de mes Noël d’enfant au pays de mes aïeux,
Et des langoureuses chansons de mon vieux compagnon.

Les yeux mi-clos, revêtue de ma robe pailletée d’or,
Mon âme envahie de brouillards transparents et vermeils,
Comme cristallisée par le grand vent du nord,
Je me laisse entraînée un peu plus haut vers le ciel.

Au loin, les cloches m’invitent avec allégresse,
À venir saluer tous les parents bien emmitouflés,
Sur les marches du perron où l’on se fait mille caresses,
Dans les chuchotements, et les rires au son de cristal argenté.

Dans la salle à manger un monde s’anime plein de gaieté,
La table soigneusement garnie de fleurs et de beauté,
Resplendit comme un joyau d’amour et de miel,
Annonçant à tous les parfums de Noël.

La lune se balance comme une lampe d’or,
Le père Noël file avec tous ses cadeaux,
Et l’on entend dans le lointain le son du cor, 
Des joyeux soldats cachés dans le traîneau.

Près du sapin de cadeaux enrubannés,
Ma douce colombe s’est mise à chanter.
Tandis que dans le ciel couvert de diamants,
Une étoile vagabonde, dans la nuit me sourit.

Sur les aiguilles du temps, l’heure marche inlassablement,
En effeuillant l’histoire de toute ma vie.
Des flots de joies jaillissent de mon cœur,
Dans ce pays lointain d’éternité et de bonheur.


                                                                                     Hajem8  (nov 2007
)

 

 

 

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