Sur la route des souvenirs

Les champs de blé mûrs valsent au vent de septembre,
L’heure de la rentrée scolaire est enfin arrivée,
Les élèves rassemblés sur l’herbe tendre,
Attendent avec agitation le signal donné.

Ma première maîtresse d’école debout sur le perron,
Le visage souriant distribue à chacun un joli crayon,
Ses fins cheveux permanentés d’un blond cendré,
De sa nuque se hérissent, relevés en chignon.

Du bleu dans son regard et de la brillance dans ses yeux,
Ses joues remplies de petites fossettes lui confèrent un air plus doux.
Cette odeur de lavande qui émane de son cou,
Saupoudre de l’amour dans nos cœurs d’enfants heureux.

Quand je pense à ces moments avec volupté,
Je me rappelle cette voix rassurante nourrie de mots rythmés,
Qui imprégnaient mon âme toute la journée,
Tout y prenait vie, les oiseaux, les chiffres et les contes colorés.

Sa parole jetait de l’or sur tous mes secrets cachés,
Quand je me blottissais sous son aile enchantée.
Un horizon de joie parfumait mon cœur blessé,
Avec mon sac à dos je repartais le pas léger.

L’arc-en ciel de ses plus vives couleurs,
M’entoure de ces tendres souvenirs,
Et les parfums de leur tendre soupir,
S’imprègnent en moi dans un oasis de bonheur.

Un matin de printemps seize ans plus tard je la revis,
La perle d’une larme de son œil surgit.
Son charme irrésistible, son pas rythmé et élégant,
Tout restera à jamais gravé dans ma mémoire d’enfant.

Cette âme sensible et délicate comme une fleur de printemps,
Avait des mots et des gestes simples et transparents,
Qui nous injectaient un calme reposant.
Femme extraordinaire que je n’oublierai jamais dans le temps.

                                                                                                                                      Hajem8 juin 2011

Retour au menu
Accueil
Création ©Chezlu 2011
Tous droits réservés