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Au seuil de la liberté

Un vieux rafiot balayé par une force énergique,
Se laisse onduler au son d’une douce musique.
À l’intérieur au coin dans la pénombre,
Une jolie fille s’active dans l’ombre.

Par une fenêtre entrouverte,
On entend au loin des coups de canon,
Les feuilles babillent dans la lumière verte,
Au bout d’un vieux chemin à l’horizon.

Cette affreuse guerre qui sévit dans la nuit,
Les portières qui se referment avec bruit,
Traversée de terreur, la famille Tamusni
Très isolée, soupire seule et sans merci.

À demi enroulé dans son manteau,
Comme un chasseur prêtant l’oreille,
Le père attend comme un héros,
L’attaque au lever du soleil.

Penser à l’avenir, retourner vers le passé,
Se demandant si demain tout sera terminé.
Tous les rêves et les espoirs comblés,
Et cette paix tant convoitée………

Soudain, levant les mains vers les étoiles,
Le fils Yo tire une à une les voiles,
Et le vieux bateau à la levée du jour,
Vogue sur les eaux vers la liberté et l’amour.

La récompense de l’effort
La hardiesse et la rapidité,
Les ont tous libérés
Dans un même essor.

Tous dans un élan de tendresse,
Se couvrent de caresses,
Des larmes perlent à leurs yeux,
C’est l’espoir radieux.

Ainsi poussé vers de nouveaux rivages.
Ils voguent en silence, emporté dans le vent,
La joie rayonne sur leur visage,
Au bruit des flots de l’océan.

O temps suspens ton vol,
Et vous heures fébriles,
Arrêtez votre cours,
Pour leur laissez savourer,
Le plus beau de leurs jours.

                                                                                                          Hajem8 nov 2007

 

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